Artistes autodidactes issus du milieu des métiers d’arts, Pierre Brassard et Marie-Pier Lebeau Lavoie vivent et travaillent à Québec. Formant depuis 2008 le duo d’artistes multidisciplinaires Pierre&Marie, ils ont plus d’une trentaine d’expositions individuelles et collectives à leur actif. Leur travail a été présenté au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée régional de Rimouski, dans différents centres d’artistes, maisons de la culture et galeries, au Québec, en France et à Taïwan. Récipiendaires des prix Art public (2023 et 2024) et du Prix Videre Création en arts visuels (2023) aux prix d’excellence arts et culture, ils privilégient les projets rassembleurs et se soucient de tous les types de public. Leur parcours reflète une volonté de démocratiser l’art actuel en proposant des expériences variées à la fois dans l’espace public et dans les lieux spécialisés. Faisant écho aux enjeux collectifs (notamment environnementaux) de notre société, leur travail est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par le Conseil des arts du Canada. Leurs œuvres font partie de nombreuses collections privées, publiques et institutionnelles, notamment celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la collection Desjardins, de la collection de la Ville de Longueuil et de la Ville de Laval, du PADORAC.
Traversée par la présence d’objets familiers choisis pour leur potentiel narratif, la pratique de Pierre&Marie donne lieu à différentes explorations matérielles qui se concrétisent en projets photographiques, sonores, lumineux, cinétiques et sculpturaux. Faisant écho aux enjeux collectifs de notre société, leur travail reflète également leurs intérêts pour la narration, la mise en scène, le jeu, la nature.
Accessibles par leur références à l’imaginaire collectif, leurs œuvres révèlent un quotidien réinventé marqué par des tensions, mais empreint de poésie. Elles prennent la forme de moments éphémères qui se situent entre l’expression de la joie et le sentiment de catastrophe imminente, rejoignant ainsi la tendresse et la gravité de l’existence. Teintées par la noirceur du contexte climatique et idéologique, elles sont malgré tout le moteur d’une énergie transformatrice, d’une forme de résistance bienveillante, et par-dessus tout, d’une revendication de notre nécessaire besoin d’émerveillement.